Parrainer un enfant

Le parrainage d’enfants a été lancé en 2006 un an après l’inauguration de la nouvelle école, pour contribuer à la scolarisation des enfants des familles les plus démunies. Avec environ 80 enfants concernés chaque année, il constitue actuellement l’activité principale de l’asbl.

But du parrainage


Le village de San Jeronimo compte environ 600 habitants et abrite une communauté de paysans parmi les plus pauvres du Pérou. Pour subvenir à leurs besoins, nombre d’entre eux sont d’ailleurs obligés de faire travailler leurs enfants dans les champs plutôt que de les envoyer à l’école. C’est justement pour permettre à ces enfants d’aller à l’école que ce projet de parrainage a été lancé en 2006 juste après la construction de la nouvelle école. Nous avons également été motivés par le fait que celle-ci avait davantage profité aux familles les plus aisées qui, disposant de plus de mules et chevaux, ont par la force des choses pu effectuer plus de transports de matériaux. Le parrainage d’enfants orienté en faveur des familles les plus défavorisées était donc une manière honorable de réparer cette injustice inhérente au projet d’école.

Combien donner et comment les dons parviennent-ils à l’enfant ?
Il est recommandé de donner 25 € par mois et par enfant via un ordre permanent mensuel. Grâce à la déductibilité fiscale, cela ne vous coûtera donc réellement qu’à peu près la moitié.
Tous les deux mois, l’intégralité des dons reçus est transférée sur le compte de l’asbl Tito et Sofia au Pérou. Annie, notre administratrice sur place, se charge ensuite de les faire parvenir chaque mois aux familles concernées. Elle habite Trujillo, à environ 12 h de bus de San Jeronimo, mais se rend au village minimum une fois par mois. C’est la partie la plus délicate de son travail puisque comme il n’y a pas de banque à San Jeronimo elle doit convoyer elle-même l’argent.

Comment l’argent est-il utilisé et à quoi sert-il ?
Tous les mois l’argent des parrainages est remis en mains propres aux familles concernées, le plus souvent à la mère de l’enfant car les hommes n’en font pas toujours bon usage (l’alcoolisme est un vrai problème). Lorsqu’on commence un parrainage, les parents ou le chef de famille s’engagent par contrat écrit à envoyer l’enfant à l’école et à utiliser prioritairement l’argent pour les fournitures scolaires et les autres besoins liés à l’enfant (alimentation, vêtements, …). Les familles sont prévenues que si l’enfant ne va pas à l’école ou si l’argent est mal utilisé, l’aide cessera automatiquement et définitivement.

La totalité de votre don ne va pas directement à la famille. D’une part, une petite partie est conservée pour financer des dépenses communes liées à l’école ou à la vie sociale dont l’enfant bénéficie indirectement : achat de matériel, fêtes, cérémonies, salaires des professeurs de secondaire. D’autre part une somme de 3,00 € par mois et par enfant est prélevée afin de rémunérer Annie pour la gestion et les contrôles sur place, le convoyage des fonds et ses frais de transport. Par contre aucun frais n’est perçu en Belgique autre que les frais bancaires.

Communiquer avec son filleul
Pour ces enfants d’origine modeste et traditionnellement très humbles, avoir un parrain ou une marraine vivant en Europe est une source de fierté et de joie immense. De plus beaucoup sont en situation familiale difficile et voient dans le parrainage un nouveau lien affectif auquel ils se peuvent raccrocher. Non seulement ils ne manqueront pas de vous écrire, le plus souvent de manière assez formelle d’ailleurs, mais ils seront aussi très sensibles à toutes vos marques d’affection.

N’hésitez donc pas à leur écrire (si possible en espagnol) et leur envoyer des photos, des nouvelles de vous et de votre famille. Nous transmettrons les lettres écrites par les filleuls.

Pour un e-mail, envoyez-le à titoetsofia@gmail.com. Par la suite Annie imprimera les photos et votre lettre et les remettra en main propre à votre filleul lors de sa prochaine visite au village.